Cressy : hommage à Jean Hurpin, fondateur de l’apiculture moderne

 
Publié 20/09/2017 21:40
 
Mise à jour 20/09/2017 21:40

Cressy. Un hommage a été rendu à Jean Hurpin, apiculteur et Cressois célèbre, disparu il y a cinquante ans.

L’association Cressy Art et Culture a organisé un week-end festif, transformant le parc du Prieuré en village animé sur le thème de l’abeille. Les visiteurs ont pu apprécier les produits des producteurs locaux : miels ou pains d’épices du jeune apiculteur Donatien Sénécal de Saint-Victor-l’Abbaye, les terrines de canard et autres foies gras de Jean-Marc Mallet d’Yquebeuf. Ils ont pu aussi flâner dans la pépinière de Tous au jardin de Bracquetuit ou encore s’émerveiller devant les petits camions en bois de M. Maurouard de Gonneville-sur-Scie.

Fondateur de la revue « L’Abeille de France »

Pour le plaisir des yeux, les visiteurs pouvaient découvrir, dans l’église, les belles photos de Jean-Pierre Le Roux d’Auffay et les beaux graffitis du jeune Fécampois Stephen.

Après une soirée barbecue le samedi, un hommage a été rendu, dimanche, à Jean Hurpin, disparu il y a cinquante ans.

Apiculteur et ancien Cressois connu dans le monde entier, il fut le fondateur du magazine L’Abeille de France et le père de l’apiculture moderne dans notre pays. À cette occasion, deux gerbes de fleurs ont été déposées sur sa tombe par Arnaud Dubois, président de Cressy Art et Culture, et par Patrick Périmony, président du syndicat apicole de Haute-Normandie.

Les Cressois, des élus et des membres du SAHN (Syndicat apicole de Haute-Normandie) ont pu partager le verre de l’amitié autour d’une exposition consacrée à la vie de Jean Hurpin, préparée par Franck Lemarchand.

Né à Aumale en 1883

Jean Hurpin est né à Aumale en 1883. Dès son plus jeune âge, il se passionne pour les petites ruches en paille des fermes du pays de Caux. Appelé sous les drapeaux lors de la Première Guerre mondiale, il est enrôlé dans le 119e régiment d’infanterie de Lisieux. Il est blessé trois fois. C’est lors d’une convalescence dans un hôpital militaire qu’il imagine un projet d’organisation apicole, qui aboutira quelques années plus tard à la création du Syndicat national d’apiculture (SNA), qui regroupe aujourd’hui plusieurs centaines d’antennes départementales. Il fonde également son bulletin de liaison, qui deviendra la revue L’Abeille de France. Il a été à l’initiative, en 1919, de la création du syndicat des apiculteurs de Haute-Normandie.